Fracture spatio-temporelle


Maternité, Non classé, Vie de famille / mardi, juin 11th, 2019

Je ne comprends pas…

Je ne comprends pas ce qui a bien pu se passer pour que je n’arrive pas à écrire le moindre article depuis plusieurs mois…

En fait, si, je sais. J’ai été sous l’eau. A tel point que je pourrais jouer Ariel dans la version cinématographique du grand classique de Disney.

D’abord le travail a repris sur les chapeaux de roues, sans me laisser de répit. Le soir, je préférais me concentrer sur l’important ie. le petit humain de 8,5 kg et de moins d’un mètre et son super papa.

Le blog est donc vite passé à la trappe. Et pourtant j’en ai des choses à dire ici ! Je vous laisse imaginer la frustration de ne pas avoir le temps, puis la culpabilité, puis enfin l’acceptation du fait que je ne peux pas tout faire et que parfois il faut savoir lâcher prise sur certains points pour mieux repartir après.

Pour vous faire un petit rattrapage de tout ce qui s’est passé durant les derniers mois :

  • j’ai été retenue pour mon travail et j’ai démarré très vite… #restructurationtamère,
  • j’ai pu faire une super sortie d’escalade sur deux jours au nord de Bézier dans le Caroux (course d’arête) et c’est tombé à pic pour me permettre de décompresser de tout,
  • monsieur le papa est parti 15 jours au Mexique et j’ai donc géré mini-loup en solo pendant ce temps,
  • c’est ce moment parfait qu’à choisi une satanée angine pour s’inviter chez moi et me clouer au lit alors que notre petit bonhomme ne voulait qu’une chose : jouer !
  • mini-loup grandit bien trop vite, vous vous en doutez. Entre autre, il sait lancer toutes les musiques de son livre de comptines tout seul, il se mets debout et marche en se tenant aux meubles, avec les chaises et même l’aspirateur (qui le passionne au plus haut point), il sait empiler les choses, vider et remplir et ouvrir les placards, il adore courser le chat pour lui faire des papouilles mais il est encore un peu trop brute pour qu’on le laisse faire… Pauvre chat…
  • nous avons passé un week-end dans le Béarn, un week-end à Nîmes et nous nous apprêtons à passer un week-end dans le Périgord avec mes copines de paris #bébévoyageur
  • nous sommes passés aux couches lavables,
  • nous avons enfin trouvé une “maison” à acheter… je vous explique plus bas pourquoi je mets le mot maison entre guillemets,
  • j’ai repris le yoga dans un cours de la célèbre Cécile Doherty Bigara (https://www.ceciledohertybigara.com/ et ttps://www.lepalaissavant.fr/) à Toulouse et je me remercie chaque jour d’avoir fait ça pour moi.

Concernant notre mini-loup, il grandit très très vite depuis son 9ème mois. Les apprentissages s’enchaînent et on le voit vraiment évoluer chaque jour. L’allaitement continue et heureusement parce que la DME c’est un peu compliqué en termes de quantité de nourriture mangée. Parfois il mange avec beaucoup d’appétit et parfois il se contente de jouer avec sa nourriture. Je fais un gros travail sur moi pour ne pas le forcer à manger ce que JE considère comme étant une quantité raisonnable. Je sais qu’il complétera avec du lait (et que je passerai peut être une nuit un peu pourrie) donc qu’il ne manquera de rien. Je le laisse faire ses expériences et tant que sa courbe de poids est bonne, tout va bien. Après, je ne vous cache pas qu’il faut quand même être motivé pour la DME parce qu’après chaque repas, notre cuisine ressemble à un champs de bataille…On prends sur soi, on respire et on nettoiera après … #innerpeace !

Avec tous ces nouveaux apprentissages, on s’intéresse de plus en plus à l’éducation sans VEO : violences éducatives ordinaires.

Du coup, on se pose souvent la question de savoir si nous, on accepterait notre comportement si on était à la place de notre fils. On discute aussi beaucoup avec M. Papa. On échange, on parle, notamment des expressions que l’on a par réflexe et qui peuvent nous choquer comme les “ce n’est pas grave” qu’on dit par automatisme après un bobo. On le dit plus pour nous rassurer que pour mini-loup. Lui n’a pas envie qu’on lui dise que s’il s’est fait mal, ce n’est pas grave. Auriez vous envie, après vous être pris une gamelle dans la rue, qu’on vous réponde : relève toi c’est pas grave. Moi j’aurais envie de répondre : mais j’ai mal gros débile ! Enfin, vous voyez le principe.

Cette approche de l’éducation peut choquer mais je commence à avoir les arguments qu’il faut et dans tous les cas, on avance et on ne lâche rien. Pour ma part, je suis persuadée de faire ce qu’il y a de mieux pour notre fils et je suis également persuadée qu’il se développera tout aussi bien (et même mieux) sans ces violences. Parce que oui, s’en est. Et je ne vois pas pourquoi on se permettrait sur un enfant ce qu’on n’ose même pas imaginer faire à un adulte…

Peut-être que je ferai un article juste sur ce sujet. Ça mériterait un blog complet mais on va commencer par un article. Le net regorge déjà de ressources diverses.

Pour revenir sur l’épisode du déplacement au Mexique, c’était très sport. J’ai découvert des ressources en moi que je ne soupçonnais pas. Surtout quand j’ai du gérer deux inondations de la maison à cause de l’évacuation bouchée de la machine à laver. Après deux jours avec de la fièvre et une tension dans les baskets (j’avais même peur de porter mini-loup tant j’étais à plat… j’avais peur de le faire tomber), j’ai appelé ma maman au secours et elle est venue m’aider le temps que je sois remise sur pieds par les antibiotiques.

Pour finir, on a très probablement trouvé une maison mais son état (toiture effondrée, non habitée depuis 30 ans) fait que nous nous lançons dans un sacré projet de rénovation. On devrait bientôt signer l’avant contrat donc je vous en reparle très bientôt dans un article dédié.

Dans un jour, mini-loup aura un an, déjà. Nous allons fêter ça tous les trois, à la maison. Au début, je regrettais de ne pas avoir invité plein de gens pour lui faire une grande fête. Et puis je me suis dit que lui, ce qui l’importait c’était nous trois. Organiser une grosse fête c’est être moins disponible pour lui, perturber son rythme, c’est aussi plus de fatigue pour lui et pour nous. Alors que finalement, le plus important, c’est que nous passions un bon moment, juste tous les trois. En ce qui concerne son cadeau, nous sommes en train de lui faire un busy board, je vous en reparlerai une fois qu’il sera fini.

Belle fin de journée,

Alice.

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