Un bébé si vite arrivé !

Cela fait maintenant plus de quatre mois que notre little Monkey a débarqué dans nos vies. Après neuf longs mois de grossesse et d’attente, nous avons tout de même eu le sentiment d’être  emportés par surprise par la vague d’amour qui nous a littéralement engloutis depuis cette belle journée de juin.

Oui, parce que neuf mois, c’est long quand on y pense, mais  en réalité ça passe en un éclair ! On se dit qu’on aura le temps de se préparer à accueillir ce petit… D’un point de vue matériel, c’est vrai ; d’un point de vue émotionnel, on n’est jamais vraiment prêts à ce qui nous attend avec l’arrivée d’un enfant.

Rien, dans la vie, ne nous prépare à devenir parents. Et neuf mois, c’est clairement  insuffisant.

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Nous nous sommes très sérieusement préparées avec Chess… hyper « actives » je vous dit !

Un saut dans le vide…

Si certains voient l’arrivée d’un enfant comme la fin d’une vie exaltante et le début d’une vie bien rangée et rassurante, je dois avouer que rien ne nous a paru plus déroutant et fou que le choix d’accueillir un bébé et de créer notre famille. J’ai ressenti ça comme un saut dans le vide et mes neuf mois de préparation m’ont permis de l’appréhender plutôt sereinement.

En fait, je me suis surtout préparée à plonger dans l’inconnu, à ne pas tout savoir sur tout, à ne pas forcément tout faire parfaitement (on reparlera de bienveillance envers soi dans un prochain article) et surtout  à ne plus tout maîtriser comme j’en avais l’habitude.

Bon, je me suis quand même méga informée sur tout un tas de trucs, histoire d’avoir au moins quelques clés.

Ce saut dans l’inconnu, je ne le regrette pour rien au monde parce qu’il m’a enfin permis de trouver ma place. Et là, vous vous dites : Ah oui quand même ! Non, je vous promets, ce n’est pas exagéré 🙂

Faire de la place et trouver sa place…

Au cours de mes nombreuses lectures « de grossesse » (entendez lectures durant mon congé mat’ parce que les journées pouvaient être longues), j’ai découvert une théorie qui disait que le bonheur reposait sur  quatre piliers.

Le premier est l’appartenance : le fait de se sentir appartenir à un tout plus grand que nous (une communauté, une famille, …)

Le second est le but : en gros, c’est le fait d’avoir une raison de se lever chaque matin qui donne du sens à  notre vie.

Le troisième, un peu moins évident, est la transcendance. Les états de transcendance sont ces rares moments où nous prenons du recul par rapport à l’agitation de la vie quotidienne, où notre conscience de nous-même s’estompe et où nous nous sentons connectés à une réalité supérieure. La transcendance peut prendre diverses formes : l’art, la religion, l’écriture, la philosophie… Concrètement et de manière plus terre à terre, ce sont ces moments où l’on s’oublie totalement dans une tache qui nous  fait oublier tout le reste et à travers laquelle nous renouons avec l’essentiel.

Le quatrième et dernier pilier est la narration. C’est cette capacité que  nous avons à construire l’histoire que nous nous racontons à propos de nous-même. C’est le fait de créer un récit à partir des événements de notre vie pour y apporter de la clarté et une certaine logique.  Ce récit nous aide à comprendre comment nous sommes devenus nous.

Le jour à notre fils est né, j’ai enfin pu construire chacun de ces piliers, et depuis, je ne suis toujours pas descendue de mon petit nuage, malgré toutes les difficultés de notre vie quotidienne.

C’est rigolo de  se dire que finalement, pendant neuf mois, je me suis préparée à lâcher prise pour accepter de ne pas tout maîtriser. Et c’est à partir de là que j’ai pu accueillir ce qu’il y a de plus beau dans la vie et enfin trouver ma place. Se délester de la maîtrise pour laisser place à l’imprévu et y trouver la plénitude

Le point de non retour…

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Le 1er jour du reste de notre vie… et cette petite main, « fondance » absolue !

 

Quand je regarde en arrière, la naissance de cet enfant aura été pour moi un point de non-retour comme on en vit très peu. Et ça parait bête de dire « tu ne peux pas comprendre tant que tu ne l’as pas vécu » mais je crois que c’est malheureusement vrai.

Maintenant que notre petit loup est à nos côtés, nous n’avons plus d’autre choix que d’assurer et de nous battre pour lui. Et je découvre en moi une force que je ne me connaissais pas.

J’ai la trouille…

J’apprends également à gérer de nouvelles émotions et des sentiments que je n’avais encore jamais ressentis. Le plus marquant c’est l’inquiétude latente qu’il arrive un malheur à notre enfant. Cette inquiétude dort au fond de moi et j’essaie chaque jour de la dompter, de l’accepter mais surtout de ne pas la laisser me « bouffer ».

P_20180619_112348_BFJ’essaie de me faire à l’idée qu’un jour – le plus tard possible ! – mon fils se fera mal, ou quelqu’un lui fera mal et je ne pourrai rien y faire. Il devra faire ses expériences et je devrais continuer à dompter cette inquiétude pour le laisser vivre. Parce que c’est le plus important.

Un jour, j’espère que cette inquiétude ne sera plus qu’une bonne copine que j’aurai su apprivoiser et qui ne se pointera qu’en cas d’extrême nécessité. Mais avant d’en arriver là, je pense que j’ai encore de belles montées de trouille devant moi 😉

Belle journée,

Alice.

P.S. La jolie photo placée tout en haut de l’article a été prise par ma sœur Aude le matin de la naissance de petit Loup (il faut vraiment que je me décide sur un pseudo pour lui)… Il y avait un truc magique dans l’air. Merci Aude ❤

P.P.S. Vous l’aurez peut être compris, je vais faire de mon mieux pour illustrer mes articles avec des photos sympas mais je n’ai pas prévu de passer 10 h à « ranger le salon + prendre la pose + retoucher les photos » pour avoir des trucs dignes des meilleures influenceuses instagram. D’autres font ça tellement mieux que moi…

Sincèrement je n’ai pas le temps de faire mieux pour le moment et je n’ai pas non plus l’envie de vous montrer une version trop « perfectionnée » de notre vie (oui, je vais quand même éviter de vous montrer les chaussettes qui traînent ou le linge qui sèche dans le salon…). Bref, je pense que vous avez saisi l’idée 🙂

2 commentaires sur “Un bébé si vite arrivé !

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